La liturgie de l’Avent nous éduque au désir de la venue finale du Christ, quand il viendra, le jour de notre mort, nous prendre près de lui et quand, à la fin des temps, il viendra remplacer ce monde par sa justice et sa paix. <br />Désirer cette double venue est une attitude fondamentale de la vie chrétienne. Mais la liturgie n’entend pas nous bloquer sur le seul désir de la venue finale du Christ. Dieu ne veut pas des évadés de l’existence. Non. <br />Voilà pourquoi la liturgie nous éduque à désirer que Jésus vienne hic et nunc, dès maintenant, dès aujourd’hui, pour nous changer, pour qu’un peu de sa paix, de sa justice vienne dans ce monde et dans notre patrie la France. <br />Nous n’avons pas à être fiers. Le monde craque encore après 2000 ans de christianisme, sous la violence, de la barbarie sous toutes ses formes et l’injustice. Et même, certaines structures les institutionnalisent … Nous avons besoin d’un nouvel avenir. Quelqu’un doit venir pour nous apporter la libération. Si nous l’admettons en nos vies, nous pourrons bâtir un monde gouverné dans la justice et, qui méritera lui aussi de s’appeler : « Le Seigneur, notre justice ». <br />Demandons pardon pour la dureté de notre cœur, pour nos étroitesses, nos limites et pour toutes les fois où nous avons voulu manipuler le Seigneur et le rabaisser à nos petits plans mesquins. <br />Ayons le courage de présenter nos plaies au Seigneur, dénonçons ce qui est tortueux, cabossé en nous et dans ce monde. Pour tous ces silences, ces compromissions de nos vies, ces arrangements à la vaille que vaille, demandons pardon à Dieu. <br />Père Jean-Pascal Amon